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Le parapet [102] Masse couvrante qui surmonte le mur de défense, derrière laquelle le défenseur peut se tenir à l’abri des petits projectiles et des tirs d’armes légères. Dans la fortification antique et médiévale, le parapet est généralement assez haut et surmonté par une alternance de créneaux (vides) et de merlons (pleins) qui forment le crénelage. Dans la fortification bastionnée classique, il est généralement plus bas, dépourvu de crénelage et bordé par une banquette qui permet aux défenseurs de se hisser à la bonne hauteur pour tirer par dessus la protection du parapet (banquette d’infanterie ou d’artillerie). Le parapet peut être en terre, en pierre, en brique, en maçonnerie revêtue ou en béton armé. La brique a souvent été privilégiée dans la fortification classique, du moins dans les pays du nord, car elle absorbe mieux les chocs. Contrairement à la pierre qui se fend mais répercute l’impact à toute la maçonnerie, la brique éclate en mille morceaux sous l’effet d’un choc, contribuant ainsi à mieux dissiper l’énergie cinétique des boulets, ce qui limite les dégâts et les phénomènes de dislocation. L’épaisseur du parapet a beaucoup varié suivant les systèmes et les époques, en fonction de la puissance des armes utilisées par l’assaillant. A la préhistoire, une simple palissade de claies (branches entrecroisées) offrait une protection suffisante contre les javelots et les balles de frondes. A l’Age du Bronze et du Fer, les murailles étaient simplement surmontées par une palissade de bois, suffisante pour protéger des flèches et des lances. A l’époque antique et médiévale, le parapet est généralement en pierre mais de faible épaisseur. Il protège des flèches et des carreaux d’arbalètes, mais ne résiste pas à l’impact des boulets de pierre lancés par les grosses machines de sièges à balancier (catapultes, trébuchet, mangonneau). L’apparition de la poudre et des premiers canons de siège va impliquer d’accroître considérablement l’épaisseur du parapet et amener à chercher des solutions plus adaptées à la force de destruction des boulets en fonte plein (parapets en terre, revêtus ou non). Cette lutte sans fin entre le projectile et la cuirasse conduira finalement à édifier des parapets en béton armé au XXe siècle. Des ouvertures sont souvent percées dans l’épaisseur même du parapet pour faciliter le tir et l’observation, tout en garantissant une certaine protection.
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